samedi 15 décembre 2007

Dictionnaire du langage schizophrène Dr.boufoula boukhemis

Dictionnaire du langage schizophrène Dr.boufoula boukhemis

Actes assertifs:
Sont des actes de description du monde.

Anaphore:
Les pronoms (il, celui-ci …..), les syntagmes nominaux (le livre, ce livre) sont anaphoriques quand il est nécessaire d’avoir un antécédent dans le contexte linguistique pour reconstituer leur référence. On dit que l'antécédent et l'anaphore entretiennent des relations de référence.
Anhédonie:
Une perte d'intérêt ou absence de plaisir
Apragmatisme:
Athymie :
la Perte de l'élan vitale,c’est aussi l’Indifférence affective.
Automatisme mentale:
L'automatisme mentale est un syndrome hallucinatoire caractérisé par le fonctionnement automatique spontané et dissident d'une partie de l'activité psychique. Le patient à une conviction délirante qu'il n'est plus maître de sa volonté, et qu'il est influencé par une force étrangère et extérieure qui contrôle son activité psychique en contrôlant ses actes, sa pensée.

Barrage:
Le débit verbal s'arrête brusquement, la pensée subit une éclipse, puis la conversation reprend sur le thème précédent or sur un autre soudainement apparu.
Le patient s'arrête de parler au milieu d'une phrase et reste silencieux pendant plusieurs secondes ou minutes, puis repart sur le même sujet ou sur un autre.c’est la Suspensions brutale du discours.

Arrêt brusque du discours, suivi d'une reprise du discours antérieur portant sur le même thème ou sur thèmes différent sans que le sujet s'en apercevoir.
Le débit verbal s'arrête brusquement sans que le patient semble s'en apercevoir. la pensée est suspendue, puis le discours repart sur un autre sujet.
Bizarrerie:
Caractère insolite, fantasque, étrange, déconcertant, paradoxal, illogique des productions de la pensée schizophrénique, des comportements de ces malades.


Cachinnation:
ensemble des souris et des brusques explosions de rire, survenant sans raison chez des schizophrènes.

Catalepsie:
Maintien des attitudes imposées.

Contexte:
Le contexte est "ce qui entoure la conversation".

Contexte Interprétatif:
L'ensemble des propositions ou assomptions qui sont accessibles au dispositif cognitif d'un sujet en un temps donné et un instant donné.
Copralalie:
Langage obscène ou ordurier.

déictiques:
Les déictiques sont les unités linguistiques qui ne prennent sens que dans l’actualisation dans une situation n'ayant pas de "référence virtuelle" (maintenant ……..par exemple).
Dispositif cognitif:
La procédure formelle liée psychologiquement à une proposition donnée, les assomptions manifestes qui lui sont associées linguistiquement, logiquement ou situationnellement.

Dissociation:
La dissociation est la perte de l'unité de la personne dans l'ordre de la pensée, de l'affectivité, de la communication et du comportement.

Echolalie:
Répétition pathologique et apparemment sans but d'un mot (ou d'une phrase) qui vient d'être dit par une autre personne.


Enonciation :
Constitue le processus même d'élaboration et de production du discours.
Enonciateur :
Celui qui est à la source de l’élaboration et de production du discours, cette référence suppose donc que l'on s'intéresse au sujet dans son activité discursive et à la façon dont il s' y manifeste.


Exophore:
À l'inverse de l'anaphore, une unité est dite Exophorie si sa référence doit être reconstituée à partir de la connaissance de la situation extralinguistique. Un syntagme nominal (le chien) ou un pronom (je) sont exophoriques s'ils sont données comme connus et qu'ils n'ont pas d'antécédent dans le discours, on ne les distingue pas tayaurs des déictique.


Fading Mental:
Le discours du patient pourra devenir de plus lent et faible jusqu'à être presque totalement inaudible pour reprendre ensuite son cours normal.
Le discours se ralenti, devient inaudible puis repend brusquement son débit mental.

Ralentissement du discours pendant lequel le sujet semble absent de la conversation.

Fait manifeste:
Un fait est manifeste pour un individu à un moment donné si est seulement si cet individu est capable à ce moment là de représenter mentalement ce fait et d'accepter sa représentation comme étant vraie ou probablement vraie (Sperber et Wilson, 1989.).

Force:
La notion de force est utilisée par Sperber et Wilson (1989) dans les rapports au dispositif cognitif ces termes: lorsque le dispositif cognitif applique un règle analytique, la conclusion hérite la force de la prémisse: lorsqu'il applique une règle synthétique; il y a trois possibilités. Si les deux prémisses sont certaines, la conclusion est certaine; si l'une des deux prémisses est certaine et si l'autre ne l'est pas, la conclusion hérité la force de la prémisse la plus faible; si aucune des deux prémisses n'est certaine, la force héritée par la conclusion est plus faible que la force de la prémisse la plus faible

Glossolalie:
Création volontaire d'une langue en apparence nouvelle.
Hallucination:
L'hallucination est une perception sans objet.
Perception, par un sujet éveillé, d'un objet sensible qui n'existe pas dans la réalité.
Hébéphrénie:
L'hébéphrénie constitue une forme grave de schizophrénie touchant les sujets jeunes.

Idées délirante:
Conviction d'un sujet qui se butte à la malveillance de son entourage.


Idolâtrie:

Illusion:
L'illusion est une perception erronée d'un objet réel, elle est critiquée et corrigée.
L'illusion et une mauvaise interprétation d'une perception réelle.
On parle d'illusion lorsque le patient émet un comportement qui indique une perception anormale d'éléments présents dans l'environnement (externe ou interne).

Indicateur:
Elément d'une dimension donnée observable dans la réalité.
En résumé satisfaisant d'une notion plus abstraite et plus vaste ,,,,, il propose une mesure à travers dont se distribuent ses valeurs ou caractères.


Inertie:
Suspension des gestes, des activités.

Logolâtrie
Subjectivation intégrale du matériel verbal.


Logorrhée:
Besoin irrésistible de parler observé chez certaines patients aphasiques [...], ou chez certains malades mentaux en état d'excitation.
Un flot précipité, prolixe, surabondant de parles organisées autour d'un thème dominant ou plus souvent dispersées.

Méta-discours:
Toute manifestation linguistique qui se réfère à l'activité discursive, à son déroulement, aux relations interlocutoires.
Modalisation:
Expression du point de vue ou de la relation de l'énonciateur à son discours; exp: les adverbes (peut être, vraiment, franchement) des propositions (se sais pas si, se crois que, il se pourrait que) , des auxiliaires modaux (pouvoir ou devoir)…
Modalités:
Les modalités traduisent un état de locuteur.
Négativisme:
Tendance permanente et instinctive à se raidir contre toute sollicitation venant du monde extérieur. Refus actif aux sollicitations extérieures.
Invention d'un mot non existant dans la langue du sujet.
Mot nouveau ou expression nouvelle.

Néologismes:
Invention d'un mot non existant dans la langue du sujet.
Mot nouveau ou expression nouvelle.

Objet du discours:
On désigne par la tout élément de la réalité ou de l'expression qui est codé dans le discours.
Parakinésie:
Paralogismes:
Modification du sens des mots.


Paraphrénie:
Entité clinique pouvant être distinguée de la paranoïa comme de la schizophrénie et réunissant classiquement la paraphrénie systématique, les formes expansives et confabulantes, et la paraphrénie fantastique.

Pensée:
Ensemble des phénomènes psychiques.
Phrase:
Unité grammaticale composé d'éléments ordonnés, capables de porter l'énoncé complet d'une proposition.
Psychose:
Maladie mentale grave, caractérisée par la pente du contact avec le réel et l'altération foncière du lieu interhumaine, cause de l'inadaptation sociale du sujet.

Rationalisation:
Le rationalisation est un mécanisme de défense qui se définie par l'utilisation, d'une justification logique, mais artificielle, qui camoufle, à l'insu de celui qui l'utilise, les vrais motifs irrationnels et inconscients de certains de ses motifs véritables ne pouvaient être reconnus pour anxiété.



Rationalisme Morbide:
Raisonnement propre du patient, utilisant son raisonnement pseudo scientifique, pseudo logique pour expliquer certains faits ou sensations.
Représentations de second ordre:
Correspondent à ce que l'esprit élabore à partir des représentation de premier ordre qui correspondent elles mêmes à l'intériorisation des propriétés des objets perçus dans le monde.
Référence:
Relation entre le langage et l'expérience à laquelle renvoient un mot, un énoncé ou un discours particuliers. Une phrase qui n'aurait été prononcée par personne n'a pas de référence puisqu'elle n'existe que comme pure entité linguistique sans relation ou monde. La référence décrit le monde.


Salade de mots: Juxtaposition de mots n'ayant aucun rapport de sens ou de consonance et sans lieus grammatical.
Schème cognitif: Réseau mental intégré de connaissances, d'opinons et d'attente se rapportant à un sujet ou à une éxacation précise du monde.

Schizoidie: Constitution caractérielle pathologique dont les traits principaux sont replie sur soi-même, isolement et perte des contacts sociaux et affectivité ambivalente oscillant entre la froideur et l'hyperesthésie.
Schizophasie:
Création par le patient schizophrène d'un mélange incompréhensible.
Schizothymie: Organisation psychologique anormale dominée par l'introversion.
Signe: Elément perceptif conventionnel, arbitraire, renseignant sur autre chose que lui-même.
La langue est composée d'unités discrètes qui ne sont pas immédiatement perceptibles, mais qui doivent être identifiées par l'analyse … ces unités unissent chacun un signifié (concept) et un signifiant (Image acoustique) … Il y a une arbitrarité du lieu entre le signifiant et le signifié.
Le signe linguistique étant: "La combinaison du concept, le signifié, et de l'image acoustique, le dignifiant.
Les signes quels qu'ils soient, sont des élaborations sociales, historiquement crées dans des situations d'interaction sociale.
Un signe est une chose qui, autre l'espèce ingérée par les sens, fait venu d'elle-même à la pensée quelque autre chose.
Une chose n'est un signe parce qu'elle est interprétée comme le signe de quelque chose par un interprète.
Un signe est une chose qui tient lieu d'une autre chose (0) dans certaines circonstances ou pour un sujet particulier. Il y a trois sortes de signes: les icônes qui ressemblent à 0; les indices qui ont des relations de causalité avec 0 : la fumée signale le feu; les symbole, qui sont associés par l'habitude a la convention avec 0.



Symbole: Elément des échanges et représentation humaines, qui a apparemment une fonction de représentation mais qui est plus fondamentalement, constitutif de la réalité humaine elle-même.
chose que lui-même en vertu d'une relation d'analogie.
La signification d'un symbole repose sur une convocation adaptée par les individus d'une communauté, d'un group ou un individu isolé (certaines abréviations lors de la prise de notes en cours, par exemple).
Le symbole est un objet, signe ou idée qui évoque une personne, une idée ou une chose par analogie ou en vertu de lieus supposés naturels avec elle.
Le symbole revoie à l'objet qu'il dénote par la force d'une loi qui détermine l'interprétation du symbole par référence à l'objet en question.
Les symboles sont des objets qui possèdent une interprétation sémantique.
Les symboles sont des réalités physique quelconques arbitraires; des marques sur le sable, des trous dans un ruban de papier, des dessins sur les bornes de signalisation routière …etc., qui sont maipulées selon des règles exploites; l'usage de ces règles est basé uniquement sur la forme qui caractérise le symbole et non sur sa "signification": c'est donc purement une syntaxe.
Un symbole est une stimulation qui représente autre chose que lui-même, le mot "voiture" est un symbole car ces sept lettres (le signifiant) sont utilisées, dans cet ordre, pour désigner une sorte d'objets qui sert aux déplacements terrestres (le signifié).

Syndrome d'influence:
Délire caractérisé par la conviction d'être soumis à une influence extérieure. Le sujet croit être dépossédé de sa pensée par une force extérieure qui l'oblige à penser d'une façon qui n'est pas la sienne, lui impose des actes et des sentiment.
Théorie de l'esprit: C'est la possibilité de déterminer son propre état mental et celui d'autrui. Elle suppose la faculté de formuler des "représentations de second ordre" c'est à dire identifier des croyances à propos de croyances
Troubles de la référence:
Il s'agit des failles dans la relation entre expression linguistique et la réalité ou à laquelle renvoie le langage rendant les discours difficilement interprétables.
Verbigération: Un dévidage automatique de suites de mots ou de phrases sans lien associatif sémantique, constituant parfois un galimatias incompréhensible.